Edito

« … Tours s’inscrit dans une perspective de développement d’habitat quasiment unique au monde… »

serge-babaryIl y a quelques jours se déroulaient à Tours les 5èmes rencontres francojaponaise de coopération décentralisée sur le thème général de l’innovation. Un des trois aspects principaux traitait de l’urbanisme, ou comment donner à la ville une qualité de vie, soutenue par une démarche écologique et une capacité à créer le lien social nécessaire au mieux vivre ensemble.
Le projet de maraîchage urbain appelé «les Jardins Perchés» mené par Tour(s)Habitat en partenariat notamment avec l’INRA, la chambre d’agriculture d’Indre et Loire, la direction du développement durable de Tour(s) Plus et toute une équipe d’experts se situe totalement dans cette dynamique.
Notre Ville a fait du développement des espaces verts une de ses priorités, comme en témoigne l’obtention de la Fleur d’Or en 2014. Grâce à ce projet, Tours franchit un pas supplémentaire et s’inscrit désormais dans une perspective de développement d’habitat quasiment unique au monde à cette échelle, à la pointe de la recherche agronomique et du développement du lien social. Car il s’agit bien non seulement de créer les conditions de fonctionnement viables d’une micro-exploitation maraîchère centrée sur une agriculture respectueuse de l’environnement, mais également de donner aux résidents des 75 logements locatifs sociaux qui bénéficieront des 2000m2 de surfaces cultivées, la possibilité de participer à cette activité. Elle créera ainsi une sorte de point de rencontre, essentiel à une meilleure connaissance d’autrui.
En tant que Maire de Tours, dont l’expansion urbaine maitrisée et fondée sur une vraie politique de développement durable, constitue une préoccupation majeure de mon mandat, je me réjouis de cette initiative. Je ne doute pas que les «Jardins Perchés» deviendront un pôle d’attraction pour tous les visiteurs intéressés par ces problématiques et, surtout, un exemple à suivre dans les futures constructions de logements dans l’agglomération tourangelle. En tout état de cause, j’ai hâte de pouvoir goûter les produits qui seront issus de ces jardins. J’encouragerai et je soutiendrai également les porteurs de tels projets.
Je remercie tous les acteurs de cette initiative brillante et séduisante et je leur souhaite plein succès dans le développement de cet espace de culture dans tous les sens du terme.

Serge Babary
Sénateur d’Indre et Loire

« Les Jardins Perchés : un modèle unique et reproductible. »

mme-schalkPremière initiative économiquement viable ayant pour ambition de réintégrer de petites exploitations agricoles en milieu urbain.
A l’heure où l’on réinvente les modèles économiques, nous avons imaginé une solution alternative. Des serres sur le toit d’un immeuble d’habitat social et un jardin en pied d’immeuble exploité par un maraicher professionnel intégrant le modèle de microferme.
Au delà du lien social et des gestes «éco-vertueux» que l’on peut facilement imaginer avec les futurs habitants, notre ambition est d’offrir une activité professionnelle agricole en milieu urbain. C’est également l’opportunité de redonner une place au végétal consommable en ville.
L’enjeu essentiel du projet est sa reproductibilité. Nous avons imaginé un projet économiquement viable dans l’ambition de le transmettre et de permettre de le déployer dans d’autres villes ou agglomérations.
Les Jardins Perchés sont un prototype «libre de droit». Ils ont pour objectif d’offrir un nouveau modèle d’habitat et d’économie en mettant à l’honneur le végétal en ville. Projet qui ne demande qu’à être essaimé pour vivre ensemble dans un environnement désirable, social et nourricier.

Alexandra Schalk-Petitot
Adjointe au logement et aux affaires sociales
Vice-Présidente de Tour(s)Habitat

« S’engager dans un projet comme «les Jardins Perchés» soulève au moins deux questions que l’on doit se poser en toute responsabilité. »

gregoire_simonA quel coût ?
Trop souvent, le monde HLM a porté l’innovation au détriment des aspects économiques. Ce n’est pas le cas ici.
A l’investissement : l’idée de ce projet est de faire en sorte que le surcoût associé soit acceptable. Les Jardins Perchés sont situés dans la moyenne de nos coûts de production habituels.
Au fonctionnement : nos locataires verront logiquement leurs charges diminuer puisque les espaces verts seront entretenus de fait par l’exploitant..

Que faire en cas d’échec ?
Notre métier est de bâtir et gérer des logements locatifs sociaux. L’échec éventuel du maraichage a été considéré comme une possibilité ne devant pas venir empêcher le fonctionnement de la résidence. Nous avons donc pris le parti d’une conception architecturale simple, distinguant parfaitement les fonctions (maraichage et logements), afin que cette installation soit réversible (démontage…) ou convertible (atelier d’artiste ? Restauration en terrasse ?…).

Grégoire Simon
Directeur Général de Tour(s)Habitat